Nouvelles de Lémania N°12

Nouvelles de Lémania N°12

Je vous souhaite une bonne lecture et vous adresse à tous mes cordiales salutations.

Dans ce numéro, vous trouverez l’annonce d’un changement important dans l’organisation de l’école, avec un portrait des personnes concernées, une brève description du programme CAS (Créativité, Activité, Service) qui fait partie intégrante du baccalauréat international, ainsi que le portrait de Jean-Pierre Richardot, un ancien élève du Collège Pierre Viret qui vient de publier un livre intitulé Mémoires d’un vagabond journaliste.

Je vous souhaite à tous un bel été.

Philippe Du Pasquier

Président de Business School Lausanne

Membre du Conseil d’administration de Lémania

philippe.dupasquier@bsl-lausanne.ch

CHANGEMENT DANS L’ORGANISATION DE L’ECOLE LEMANIA

Au premier avril 2019, Monsieur Serge Loertscher, après plus de 40 ans au service de l’Ecole Lémania, a atteint l’âge de la retraite. Souhaitant réduire son temps de travail, il quitte la direction des cours de commerce et de langues ainsi que des cours du soir. Il continue cependant à enseigner, en particulier la comptabilité, et à diriger les services généraux.

Monsieur Gaël Montavon est nommé au poste de directeur des cours de commerce et du soir au 1er avril 2019. Monsieur Montavon a fait ses preuves au sein du groupe en dirigeant avec un succès remarquable le département de marketing de CEFCO. 

Monsieur Anh-Tan Thai est nommé au poste de directeur des cours intensifs de langues également au 1er avril 2019 et reste en charge du camp d’été, qu’il mène avec succès depuis quelques années. 

Nous adressons nos plus chaleureux remerciements à M. Serge Loertscher pour le rôle majeur qu’il a joué à Lémania durant plusieurs décennies et le remercions aussi d’avoir accepté de continuer à travailler à temps partiel. Nous adressons nos plus vives félicitations à MM. Gaël Montavon et Anh-Tan Thai pour leurs nominations et leur souhaitons plein succès dans leurs responsabilités nouvelles. 

Les interviews suivantes vous permettront de mieux les connaître.

SERGE LOERTSCHER

Interview de Loertscher Serge

Pouvez-vous nous parler de votre enfance et de votre formation ?

Je suis né au Brésil de parents suisses. Mon père travaillait pour Nestlé, tout comme d’autres membres de ma famille. C’est en 1968, alors que j’avais 14 ans, que nous sommes rentrés en Suisse. Je ne parlais alors que peu le français. Mes deux frères aînés étudiant à Lémania, l’école a fait une exception pour moi en m’admettant dès l’âge de 14 ans en section de français intensif et c’est là que j’ai vraiment bien appris la langue. Le collège à Lémania n’a pas été facile pour moi à cause du choc culturel que j’éprouvais, l’enseignement brésilien étant totalement différent de celui d’ici. Heureusement, j’ai pu suivre les cours dans la section de commerce, ce qui m’a permis de faire ensuite ma maturité et de commencer des études universitaires.

L’armée suisse m’a permis de découvrir mon pays d’origine et de connaître des gens d’autres milieux sociaux.

Quand avez-vous commencé à travailler à Lémania ?

C’est durant mes études que l’occasion s’est présentée grâce au remplacement d’un professeur.  Ayant commencé à enseigner très jeune, en ayant souvent comme élèves des gens plus âgés que moi, j’ai parfois été jugé un peu froid, mais il était nécessaire d’avoir une attitude un peu distante pour me faire respecter.

Comment a évolué votre carrière à Lémania ?

J’ai acquis peu à peu des responsabilités croissantes. M. Eddy Nicollier, qui dirigeait alors la section de commerce, m’a assez rapidement confié la responsabilité des cours du soir. Je suis devenu en 1986 directeur des études commerciales quand M. Jean-Claude Charrière a pris la direction de l’ESM, récemment entrée dans le groupe. Onze ans plus tard, j’ai pris en outre la direction des cours de langues quand M. Philippe Du Pasquier est parti pour prendre la direction de Business School Lausanne.  De plus, dans le milieu des années 80, je suis devenu le représentant de Lémania au sein de la CREP (Caisse de Retraite des Ecoles Privées). Quand Lémania en est sortie en 1994 pour fonder sa propre caisse de deuxième pilier, j’en ai pris la présidence jusqu’à l’année dernière.

Je travaille maintenant à 50 % depuis que j’ai atteint l’âge de la retraite et me consacre à l’enseignement et aux affaires générales de l’école (contact avec les fournisseurs, etc.)

Qu’aimez-vous faire quand vous n’êtes pas au travail ?

J’ai toujours beaucoup aimé faire la cuisine (J’ai longtemps été membre avec M. Charrière des Potes Au Feu de Morges) et les vins (les Bordeaux en particulier). Quand j’étais encore au Brésil, je pratiquais intensément la natation. J’ai également joué au golf pendant de nombreuses années. Maintenant, j’aime encore beaucoup marcher et passer du temps avec ma femme qui vient de prendre sa retraite. 

Merci M. Loertscher de vos réponses.

GAËL MONTAVON

Interview de Montavon Gaël

Pouvez-vous nous parler de votre enfance et de votre formation ?

Je suis né dans le Jura il y a 42 ans. J’ai fait ma scolarité dans le canton de Fribourg, puis suis parti dans le canton de Vaud pour y effectuer un CFC de cuisinier. Dans l’objectif de réorienter ma carrière professionnelle dans le domaine commercial, j’ai décidé de m’inscrire à l’Ecole Lémania pour obtenir un diplôme de commerce. J’ai ensuite continué à me former au CEFCO – Centre romand en formation continue (dans le domaine du marketing), au SAWI (Spécialiste de vente) et à Romandie-Formation (Spécialiste en gestion de PME). J’ai continué à étudier alors que j’étais déjà engagé dans ma vie professionnelle et obtenu récemment un DAS en Communication digitale, Expertise web et Réseaux sociaux à l’Université de Genève et un Master en Marketing Management à la HEG de Neuchâtel.

Pouvez-vous nous dire quelques mots de vos expériences professionnelles antérieures ?

Au tout début de ma carrière, avec mon CFC de cuisinier, j’ai travaillé comme Chef de partie au Beau-Rivage Palace à Ouchy. Plus tard, j’ai eu l’occasion de travailler dans l’industrie alimentaire pour Hilcona Gourmet SA à Orbe, au poste d’Assistant en Recherche et Développement. En 2004, je suis entré à CEFCO comme Conseiller aux études et suis devenu ultérieurement Responsable du marketing. Quelques années après, comme Directeur du Marketing et du Développement des Affaires, j’ai eu l’opportunité de diriger un projet ambitieux qui a consisté à digitaliser le marketing opérationnel et la stratégie commerciale de CEFCO.

Qu’est-ce qui vous a particulièrement frappé à Lémania ?

C’est indubitablement la notoriété de l’école.

Avez-vous un ou des projets pour les études commerciales à Lémania ?

Je vais tout d’abord étoffer l’offre de formation actuelle afin de réaliser des opportunités de croissance. A moyen terme, j’ai prévu d’introduire une nouvelle offre de cours : le CFC de gestionnaire du commerce de détail. Dans une réflexion à plus long terme et afin de répondre à l’évolution du marché de la formation, notamment en ce qui concerne les cours de langues, j’envisage de développer des cours à distance.

Qu’aimez-vous faire quand vous n’êtes pas au travail ?

En plus de passer du temps avec ma famille, j’aime faire de la varappe.  Cela me permet de me ressourcer complètement au sein de la nature. Je pratique aussi cette activité sur des murs de grimpe en hiver pour garder la forme, mais il est vrai que je préfère de loin pratiquer mon sport en plein air.

Merci M. Montavon de vos réponses

ANH-TAN THAI

Interview de Than Anh-Tan

Pouvez-vous nous parler de votre enfance et de votre formation ?

Je suis né au Vietnam et arrivé en Haute-Savoie en 1978, à l’âge d’un an. J’ai donc fait toute ma scolarité en France jusqu’au baccalauréat. J’ai ensuite accompli des études d’ingénieur puis un Master en finances à l’ESCP Europe, en partie dans leur campus en Angleterre.

Pouvez-vous nous dire quelques mots de vos expériences professionnelles antérieures ?

J’ai été actif dans les marchés financiers à Londres, dans la gestion d’actifs et la vente de produits dérivés. J’ai changé ensuite d’orientation à la fois pour des raisons d’éthique personnelle et pour me rapprocher de ma famille et de mon pays. C’est en novembre 2012 que j’ai rejoint l’Ecole Lémania.

Quelles ont été vos fonctions à Lémania ?

J’ai pris la direction des cours d’été et me suis occupé également de la communication et du marketing. J’ai en particulier géré les relations avec les agents.

Qu’est-ce qui vous a particulièrement frappé à Lémania ?

La très bonne ambiance au travail, le caractère familial de l’école. J’ai de très bons contacts avec les membres de la famille dirigeante actifs dans l’école. La renommée de l’école en Suisse et à l’étranger m’a aussi impressionné.

Maintenant que vous êtes directeur de la section des langues, quels sont vos projets ?

Je veux redynamiser les langues avec un effort particulier sur le marché local et celui de Suisse alémanique. Quelques pays étrangers sont aussi visés. Tout cela sans négliger de possibles développement du B2B.

Enfin, quand vous n’êtes pas au travail, qu’aimez-vous faire ?

J’aime voyager, en particulier en Grèce, dans les Cyclades. J’aime me promener dans la nature et pratiquer la méditation.

Merci M. Thai pour vos réponses.

LE PROGRAMME CAS DU BACCALAUREAT INTERNATIONAL

Dans le programme du Baccalauréat International, les élèves inscrits au Programme du Diplôme (DP) ont à remplir les différents objectifs du programme CAS (Créativité, Activité, Service). Le programme CAS ne fait pas l’objet d’une évaluation officielle, mais les élèves doivent réfléchir à leurs expériences et fournir la preuve qu’ils ont atteint les objectifs d’apprentissage prévus. Grâce à ce programme, les élèves sont amenés à s’engager dans des actions sociales et à venir en aide à la communauté.

Durant cette année, les élèves du Baccalauréat International de Lémania ont ainsi participé à une collecte d’habits en faveur d’enfants défavorisés en Turquie, créé de leurs propres mains différents jouets, comme des ours en peluche, pour les distribuer à des enfants en Chine comme cadeau de Noël ou créé des vidéos de sensibilisation pour l’environnement.

Certains élèves ont aussi travaillé bénévolement avec l’Armée du Salut de Lausanne afin de distribuer des repas aux sans-abris durant l’hiver.

Une élève de deuxième année a organisé une matinée café-gâteaux chez elle, ce qui lui a permis de sensibiliser ses invités à l’importance de la lutte contre le cancer et de récolter la somme de 500 francs pour cette cause.

Dans le programme du Baccalauréat International, les élèves inscrits au Programme du Diplôme (DP) ont à remplir les différents objectifs du programme CAS (Créativité, Activité, Service).

UN ANCIEN ELEVE DU COLLEGE PIERRE VIRET PUBLIE SES MEMOIRES

Né à Digne (Hautes-Alpes) en 1929, Jean-Pierre Richardot est un journaliste et historien français. Fils d’un pasteur protestant, il a été élevé dans les Cévennes, puis au Havre et dans le canton de Vaud durant l’occupation allemande en France.

Grand reporter, il a travaillé notamment pour des journaux prestigieux comme Le Monde, L’Express, Le Dauphiné libéré ou Le Journal de Genève. Il a également collaboré avec la RTF (Radiodiffusion-télévision française) et RTL (Radio Luxembourg), ainsi qu’avec des chaînes de télévision comme France 2.

Ses missions l’ont conduit dans de nombreux pays, en particulier la Tunisie, le Vietnam ou le LIban.

Jean-Pierre Richardot — Ancien élève du collège Pierre Viret

C’est aux pages 102 et 103 de ses « Mémoires d’un vagabond journaliste », paru en 2019 aux Editions de Paris, que Jean-Pierre Richardot parle du Collège Pierre Viret. Accueilli en Suisse par Lydia von Auw, première femme pasteur de l’Eglise libre vaudoise, qui habitait à La Sarraz, il se rend quotidiennement à Lausanne pour y étudier. Le Collège Pierre Viret est alors un collège protestant dirigé par un pasteur, Paul Métraux. 

Jean-Pierre Richardot garde un très bon souvenir du collège et de certains de ses professeurs. « Les études de langues (latin, grec, allemand) étaient très bonnes. Il nous était interdit, même dans les langues mortes, de recourir à un dictionnaire au cours des examens. Nous avions à connaître le vocabulaire. On nous le faisait apprendre par cœur. C’était comme ça et pas autrement. Les Suisses d’alors trouvaient que les Français se laissaient aller, en n’exigeant pas de leurs lycéens une connaissance précise du vocabulaire. Aujourd’hui encore, je sais dire en grec des phrases de l’Anabase de Xénophon ». 

Suit une description truculente du professeur d’histoire qui s’appelait M. Parel. 

Richardot conclut ainsi le passage qu’il consacre à Pierre Viret : « Dans le domaine hiérarchique, les profs du collège étaient bien plus proches de nous que ce que j’ai observé plus tard dans la relation avec les profs français.

Bizarrement, nous ne chahutions pas du tout.  Nous étions des ados calmes, apprenant sagement leurs leçons et ne rigolant à ventre ouvert qu’avec l’original professeur d’histoire ». 

Je vous encourage vivement à lire cet ouvrage, plein de réflexions intéressantes sur le protestantisme français, les médias suisses et fra